Le contexte
Qui peut participer?
Le programme de l'AARQ est ouvert à toute personne ou organisation ayant un intérêt pour les amphibiens et les reptiles du Québec. Il est donc accessible à tous ceux qui désirent faire une contribution en partageant leurs observations, qu'ils soient naturalistes, membres d'une organisation de conservation, employés d'une firme en environnement ou fonctionnaires.

À cet effet nous vous invitons à nous contacter pour vous inscrire et ainsi recevoir annuellement des fiches d'observations, une banque de donnée vierge pour y transcrire vos observations et le protocole en vigueur.
 
Concrètement, qu'est-ce que ça implique ?

Il n'y aucun secteur d'inventaire d'attribué aux participants et aucun nombre minimal d'observations à fournir par année. Vous êtes donc libres d'effectuer vos observations où et quand bon vous semble, sans aucune restriction ! À titre indicatif, certains participants transmettent une ou deux données par année alors que d'autres parcourent le Québec et effectuent des centaines d'observations.

Toutes les observations de toutes les espèces d'amphibiens et de reptiles du Québec sont importantes pour l'AARQ. En effet, l'objectif de l'AARQ est de cerner le plus précisément possible la distribution de nos 38 espèces.

En tant que participant, vous êtes donc invité à contribuer en nous faisant parvenir des observations de toutes espèces à chaque année et ce même si vous aviez déjà noté auparavant la présence d'une espèce en un lieu donné. En effet, ce type d'information peut notamment servir à confirmer la présence d'une population ou éventuellement la disparition de celle-ci.

 
Code d'éthique de l'observateur

• Éviter autant que possible de manipuler les spécimens. Si vous devez le faire, soyez délicat et n'oubliez pas de vous humidifier les mains et d'éviter les insectifuges s'il s'agit d'amphibiens. Relâchez-les rapidement à l'endroit de capture.

• Prenez soin de replacer à leur endroit et dans la position d'origine tous les abris une fois que vous les avez retournés. Ceci évitera de perturber inutilement ces micro-habitats.

• Prenez soin également de désinfecter avec de l'eau de javel votre matériel, dont les bottes, pour éviter de propager les pathogènes entre les sites.

• Idéalement, il faudrait aussi éviter de visiter trop fréquemment certains milieux afin de ne pas compromettre la qualité du micro-habitat (par exemple : retourner plusieurs fois les pierres d'un même ruisseau à la recherche de salamandres).

 
Reconnaissance des observateurs

Nous tenons à remercier sincèrement tous les observateurs, qu'ils soient bénévoles ou professionnels de la faune, ayant contribué de près ou de loin aux mentions d'observations présentes dans l'Atlas des amphibiens et reptiles du Québec. Sans leur contribution, un projet tel que l'AARQ ne pourrait exister.

 
Trucs pour l'observation de l'herpétofaune

La majorité des reptiles et amphibiens, même les espèces les plus communes, sont d'une nature discrète et requièrent la plupart du temps une recherche active pour les localiser. Toutes les espèces ne sont pas actives au même moment, donc une bonne préparation est nécessaire pour déterminer les périodes d'activité et les habitats propices aux espèces ciblées. Un bon guide d'identification peut s'avérer très utile à cet effet (par exemple : Desroches et Rodrigue, 2004).

Salamandres, tritons et necture

Certaines salamandres, dont celle de la famille des Ambystomatidés entreprennent des migrations reproductrices par des soirées pluvieuses tôt au printemps vers les étangs et lacs de reproductions. On pourra également trouver plusieurs espèces en soulevant les bûches en décomposition et les pierres en forêt humide et en soulevant les pierres des ruisseaux permanents ou temporaires. Les adultes du Triton vert sont plus faciles à repérer à l'aide d'une épuisette au printemps, en bordure des étangs jonchés de végétation. Enfin, l'observation du Necture tacheté peut se faire au printemps, alors que l'eau est froide, sous les pierres en bordure des grands cours d'eau.

Grenouilles, crapaud et rainettes

Les grenouilles et rainettes sont le plus facilement observables dès la fonte des neiges jusqu'à la fin de l'été, selon les espèces, alors qu'elles coassent à la recherche d'un partenaire. Les soirées humides ou pluvieuses sont particulièrement propices à l'observation des grenouilles qui se déplacent alors vers les étangs de reproduction. Certaines espèces sont difficiles à voir à cause de leur petite taille et de leur coloration cryptique et doivent donc être repérées à l'aide de leur coassement.

Tortues

Les tortues sont le plus facile à observer au printemps, lorsque la température de l'eau est encore froide. Elles sont alors visibles sur les bouts de bois ou les roches près des bergse des lacs, rivières, marais et étangs en train de se faire chauffer au soleil. Certaines espèces sont très nerveuses et ont doit donc les approcher le plus discrètement possible pour éviter des les déranger, sinon elles prennent la fuite. Une paire de jumelle s'avère souvent essentielle pour pouvoir les identifier de loin. Les tortues peuvent également être observées hors de l'eau au mois de juin, alors qu'elles sont à la recherche d'un site de ponte adéquat.

Serpents

Les couleuvres sont parfois repérables alors qu'elles se chauffent au soleil, particulièrement au printemps et à l'automne alors que les températures sont plus fraîches. Les couleuvres d'eau et les couleuvres rayées peuvent être aussi aperçues lorsqu'elles sont à la recherche de proie en bordure des cours d'eau. Le meilleur moyen d'observer ces reptiles demeure toutefois la fouille active, soit en retournant les pierres, morceaux de bois et autres débris jonchant le sol dans les endroits ouverts et ensoleillés. Il est également possible de les observer au début de l'automne alors qu'elles se dirigent en grand nombre vers les sites d'hibernation.

 
Trucs pour photographier vos observations PDF Imprimer Email

Bien que cela ne soit pas essentiel, nous vous encourageons à prendre des photos de vos observations et à nous les faire parvenir. Ceci nous permettra de confirmer l'identification de vos observations et pourra s'avérer utile dans le futur si celle-ci est contestée. Donc apporter votre caméra pour toutes vos sorties de terrain, qui sait quelle agréable surprise vous attend ! Idéalement, lors de la photographie, vous devriez :

• Être près de l'animal pour être en mesure de bien discerner tous les critères d'identification. S'assurer toutefois d'avoir un bon focus et de cadrer sur tout l'animal pas seulement une partie (ex : macro de la tête). Un téléobjectif pourrait être nécessaire pour photographier les tortues au loin alors qu'un macro-objectif s'avérera utile pour les petits spécimens comme les salamandres et les juvéniles.

• Prenez au moins 2 ou 3 photographies d'angles différents pour que toutes les parties de l'animal soient visibles. N'hésitez surtout pas à photographier la partie ventrale de l'animal. En effet, plusieurs espèces s'identifient également à l'aide des patrons ventraux.

• Les détails des spécimens ou espèces sombres seront plus visibles s'ils sont photographiés sur un substrat sombre lui aussi.

• Éviter de surexposer vos photographies avec le flash ou la lumière directe du soleil.

Si vous prenez plusieurs photos et les liez à vos données, n'oubliez pas d'inscrire un numéro de référence identique à celui de votre observation. Inscrivez également vos coordonnées pour que l'on puisse vous rejoindre si vous envoyez vos données par la poste !